RENCONTRES

Hardkinks : interview avec le créateur du site SM gay espagnol

Posted: 24 janvier 2015 à 19 h 43 min   /   by   /   comments (0)

Le nouveau label porno gay espagnol Hardkinks débarque sur le site cousin Darkcruising ! Mettant en scène des purs bogosses dans des plans culs hard et SM, ce studio va plus que jamais te mettre la gaule et te donner envie de sensations fortes. Interview avec son jeune fondateur Jose Thor.

Bonjour Jose. Peux-tu revenir sur les origines de Hardkinks ?

Nous travaillions sur un réseau de rencontres orienté fetish, Tuamo.net. C'est un peu mon bébé, cela fait 8 ans que le site est en ligne. Il permet aux mecs espagnols en quête de plans hard de se rencontrer mais aussi de mettre en ligne ou de consulter des récits sexuels ou des vidéos amateurs. Un jour, on a eu l'idée de produire des films pros avec des beaux mecs dans tout un tas de situations fétichistes ou relatives au SM, c'était un peu comme un cadeau pour nos membres. On avait pas du tout pensé au départ devenir un label porno à part entière. C'était juste une envie, on savait que ça pouvait marcher fort comme être un bide... On aime le risque donc on a tenté le coup. On est en fait arrivé à un moment où il n'y avait quasiment plus aucun producteur de porno gay en Espagne et ça a été rapidement un succès.

Comment décrirais-tu le label, qu'est-ce qui selon toi le distingue des autres productions ?

Nous avons quelques uns des mecs les plus canons d'Espagne et du monde entier ! Hardkinks rompt avec les conventions du porno gay industriel et montre des beaux mecs que tu aurais envie de draguer dans la rue dans des situations où ils dominent ou se font dominer sexuellement. Ce qui compte chez nous, c'est l'attitude. Ce qui est filmé n'est pas simulé, est et sonne vrai, et les spectateurs s'identifient beaucoup aux modèles. On laisse ces derniers s'exprimer, se lâcher totalement.

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Tu as une vingtaine d'années. C'est assez rare de voir un producteur de porno de cet âge. Est-ce que cela a été une force ?

Oui je pense que ça a été une force car j'aime ce travail, je vis pour ça. Ce qui a été compliqué, c'est le fait de devoir se lancer sans avoir beaucoup de fonds et d'expérience. Personne ne veut t'aider quand tu dis « Je veux lancer un studio porno gay ». Mais avec de la patience, en travaillant dur, en étudiant et en formant une équipe solide, on y arrive.

Combien êtes-vous à travailler pour le label actuellement ? Il y a plusieurs réalisateurs ?

Pour le moment, nous sommes une petite équipe de 5 personnes. Nous nous focalisons avant tout sur les modèles et tenons à leur proposer des conditions de tournage les plus confortables possibles. Dans 99 % des cas, c'est moi qui réalise mais je tiens à souligner que c'est vraiment un travail d'équipe.

Comment choisissez-vous vos modèles ? Peut-on parler d'un « type » Hardkinks ?

Nous sommes ouverts à tous les types de modèles, peu importe l'âge. Ce qui nous importe, c'est que les mecs soient virils et qu'ils aient ce truc naturel qui fait qu'on se dit que c'est le genre de garçons que le spectateur peut croiser dans la rue.

A tes yeux quelles sont les qualités que doit avoir un garçon pour tourner chez vous ?

C'est difficile à dire. Quand un mec vient passer un casting, je prête plus d'attention à son attitude qu'à la taille de ses biceps. Sans doute, pour nous, le plus important, et c'est ce qui est parfois le plus compliqué, c'est que nos modèles doivent être naturellement dominateur ou soumis.

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Du coup peut-on dire que tous les participants pratiquent le BDSM dans leur intimité comme dans les scènes ?

Oui, c'est le cas dans 90 % des cas et il y en a qui nous impressionnent vraiment ! Si à un moment une scène est tournée avec quelqu'un qui n'est pas adepte de ces trips dans sa vie personnelle, c'est que l'on a eu un désistement de dernière minute. Quand ça arrive, on opte pour quelque chose d'un peu moins « rough » mais toujours très sexuel.

Il y a vraiment des scènes très hard, qui vont assez loin dans la domination/soumission. Tout est vraiment non simulé ?

Tout ce que vous pouvez voir au niveau des pratiques sexuelles est réel, non simulé. Avant de tourner, nous nous entretenons avec les modèles afin de voir quels sont leurs trips, leurs pratiques, ce qu'ils ont envie d'explorer, leurs limites. Jamais nous ne forcerons quelqu'un à faire quelque chose qu'il ne ferait pas dans son intimité. Pour être honnête, on a même dû certaines fois couper certains passages tellement ça devenait hard.

Il arrive que certains mecs soient dans une position de domination dans une scène puis qu'il apparaisse en tant que soumis dans une autre...

Oui, je pense que c'est comme dans la vraie vie : certains mecs aiment parfois alterner. Quand on les sent vraiment à l'aise sur le côté versatile, crédibles dans les deux positions, on hésite pas à les faire tourner dans ces différents rôles. Après je dois avouer qu'à titre personnel j'aime bien regarder un mec qui est vraiment dans un rôle déterminé, fixe. On a ainsi davantage de modèles qui sont exclusivement dominateurs ou soumis.

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Les scènes sont tournées dans de multiples décors : sexclub, sexshop, appartements, bureaux... Comment trouvez-vous tous ces lieux ? Y a-t-il un endroit où tu rêverais de tourner ?

A chaque fois que l'un de nous se rend dans un établissement fetish, on demande si le staff est ouvert pour qu'on tourne une scène sur place. Sinon on tourne dans nos propres appartements ou on effectue des locations. Personnellement, j'avoue que je rêverais de tourner au sexclub Lab Oratory de Berlin. Ce serait dément !

Je suppose que depuis la création du label vous avez dû recevoir un certain nombre de retours de la part du public ? Y a-t-il des réactions qui t'ont particulièrement marqué ?

Chaque retour que l'on me fait sur Hardkinks est important. A chaque fois qu'on me dit qu'on aime nos films, ça me booste. Et quand c'est plus critique, c'est toujours une bonne leçon à prendre pour s'améliorer. Ce qui m'a le plus marqué, c'est sans doute quand un fan a parcouru 1000 km simplement pour voir son modèle préféré tourner une scène.

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Jusqu'ici, Hardkinks a produit essentiellement des scènes et films courts. Envisagez-vous de tourner un long ? Quels sont vos projets pour 2015 ?

J'adorerais tourner un film long et j'espère qu'on pourra le faire très prochainement. 2015 sera une année très excitante pour nous : nous avons déjà 30 nouvelles vidéos prêtes à sortir. Elles ont été réalisées avec un nouveau matériel qui rend la production encore plus qualitative. Préparez-vous à des plans encore plus beaux et plus pervers, en compagnie de mecs superbes et hyper chauds. Je pense qu'il y a dans ces vidéos inédites quelques-unes des plus excitantes qu'on ait pu réaliser.

Spontanément, peux-tu nous raconter un souvenir ou une anecdote de tournage ?

La réalisation de chaque scène est à mes yeux une expérience unique. Spontanément me vient en tête un tournage particulièrement dingue avec Rafa Marco et Ricky Strong. Ricky jouait le rôle d'un livreur de pizza kidnappé et abusé par Rafa car il n'avait pas payé sa commande. On filmait la séquence où Ricky pissait sur Rafa, qui était les pieds et les mains liés, et à la fin on s'est rendu compte qu'il y avait dans la pièce un vrai livreur avec nos pizzas pour le dîner ! La sonnette ne marchait pas et il était entré sans frapper, assistant du coup, complètement choqué, à toute la scène. On ne pouvait plus s'arrêter de rire après ça !

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